L'empire du Québec
Le forum de discussion du Québec
 
L'empire du Québec Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    L'empire du Québec Index du Forum -> La toile -> Québec
Le bien parler quebecois.Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Scody
Administrateur du Québec

Hors ligne

Inscrit le: 18 Jan 2012
Messages: 101
Place: Rivière-du-Loup
Masculin


Rendu sur LoH: Comte (10)
L Empire du Québec

MessagePosté le: Dim 29 Jan 2012, 17:45    Sujet du message: Le bien parler quebecois. Répondre en citant

      Le français québécois ou français du Québec est la variété de la langue française parlée par la majorité des francophones du Canada, principalement par les Québécois. De façon générale, suivant les reliques de l'histoire ou la question identitaire, il est parfois désigné sous son hyperonyme « français canadien ». Dans tous les cas, il est toutefois à distinguer des sociolectes qui, dans certaines acceptions, sont hyponymes du français canadien, tels que le français acadien et le français terre-neuvien, qui sont linguistiquement distincts et ont des origines différentes, ainsi que le français ontarien et le français du Nouveau-Brunswick, qui ont les mêmes origines mais qui se sont différenciés à la suite de la Révolution tranquille.
      Le français québécois connaît certaines variétés régionales dont le joual, un parler de niveau argotique. L'emploi de régionalismes est fréquent dans les registres familier ou populaire de la langue. Le français est enseigné dans les écoles québécoises avec des acceptations lexicales normales pour les réalités et les concepts propres à sa culture et son monde de référence nord-américain. L'Office québécois de la langue française travaille au développement de la langue française et appuie certaines particularités qui peuvent diverger parfois avec l'usage européen mais sans écarter ces dernières.
      D'autre part, le français en usage au Québec comprend en partie vers l'est des influences qui lui viennent de la population acadienne habitant par exemple les Îles de la Madeleine où le français québécois est aussi en usage.
      Le français québécois est également utilisé par d'importantes minorités francophones dans des régions des provinces canadiennes de l’Ontario et du Manitoba, ainsi que par les petites communautés francophones dans le New Hampshire et le Vermont, aux États-Unis. Selon certains auteurs, le français parlé au Madawaska, une région séparée entre le Nouveau-Brunswick et le Maine, serait du français québécois alors que selon d'autres il serait un mélange de français acadien et de français québécois.


Il y a à l'oral certains usages qui ne sont d'ailleurs pas propres au français populaire du Québec. Par exemple, certains mots ont un genre différent (ex.: « une job », au Québec, et « un job » en France); le « ne » qui marque le négatif est souvent absent (Exemple : « Il ne faut pas faire ça » devient soit «Y faut pas faire ça », ou bien simplement « faut pas faire ça »).

Au Québec, il est courant de dire « Fais-toi z'en pas » au lieu de « (ne) t’en fais pas ».
Sauf dans le registre soutenu, le verbe « être » à la première personne du singulier se rend par la contraction chu (qui rappelle le chui — je + suis — utilisé dans le langage parlé du français métropolitain) ; suivi d’un mot commençant par une voyelle, il cause une liaison en t : « Ch’t’un gars patient », « Ch’t’arrivé ». Un t est également souvent inséré après la seconde personne du singulier : « T’é t’un gars patient » ou encore, personnalisé d’un toi (familièrement, toé) à la fin : « T'é t’un gars patient, toé ». Est se prononce é [eː].
L'expression « M’a aller maller ma malle » (= « je vais aller poster mon courrier »), dont le sens est le même que le verbe anglais to mail, tous deux venant de l’ancien français « malle(-poste) » (« sacoche portant le courrier »), est une phrase courante au Québec.
Le français québécois permet de remplacer une subordonnée conditionnelle en « si » par une construction à l’infinitif : « Avoir de l’argent, je t’en donnerais » pour « si j’avais de l’argent, je t’en donnerais. »

  • Être:
    • Français standard: Je suis, tu es, il est, elle est, nous sommes, vous êtes, ils sont.
    • Québécois familier: Chu ou chui, t'es, yé, al'est ou 'é (prononcée légèrement diphtonguée àé), on est, vous êtes, y sont.

  • Avoir:
    • Français standard: J'ai, tu as, il a, elle a, nous avons, vous avez, ils ont.
    • Québécois familier: J'ai, t'as, ya, al'a, on a, vous avez, y ont.

  • Autre exemple typique: je saisché. Ché bin c'pas toé! (Je sais bien que ce n'est pas toi!)

    • « C'est loin, ça. » → « C’est-tu Pas assez loin, ça? »
    • « Est-ce que j'ai l'air fatigué? » → « J’ai-tu l’air fatigué? »
    • « Y en a-t-il d'autres? » → « Y’en a-tu d’autes? »
    • « Faut être imbécile pas à peu près! » → « Faut-tu pas être cave pis pas à peu près! »
    • « C'est pas possible, ce qui arrive là. » → « C’est-tu pas possible, ce qui arrive là! »
    • « Tu vas bien ? » → « Tu vas-tu bien? »
    • « Ça va ? » → « Ça va-tu? »
    • « Cela n'a pas d'allure. » → « Ç'a-tu pas d'allure! »

    En ce sens, le québécois parlé se rapproche parfois, de façon typologique, des langues qui comblent le paramètre interrogatif par l'insertion d'une particule :
    • « On a gagné. » (indicatif) → « On a-tu gagné? » (interrogatif)
    • « Mamie est morte. » (indicatif) → « Est-tu morte, mamie? » (interrogatif)

    ou l'intonation croissante sur la dernière syllabe de la phrase affirmative, sans pour autant anticiper la réponse par l'ajout des adverbes « oui » ou « non » à la fin de la phrase :
    • « C'est fini. » → « C'est-tu fini? » au lieu de « C'est fini, oui? »
    • « Tu ne manges pas. » → « Tu manges-tu pas? » au lieu de « Tu ne manges pas, non? »

    L'usage de la particule -tu dans une phrase conjuguée avec le « vous » n'est généralement pas utilisé, mais on peut parfois rencontrer cet usage, habituellement condamné, dans les variétés régionales. Par exemple :
    • « Vous y allez. » (indicatif) → « Vous y allez-tu? »
    • « Vous voulez manger? » → « Vous voulez-tu manger? »

    Mais l'usage de la particule -tu dans des phrases où le « vous » n'est pas le pronom qui conjugue le verbe est souvent utilisé en français oral et son utilisation est généralement acceptée. Par exemple :
    • « Est-ce que la poutine est à votre goût? » → « La poutine est-tu à votre goût? »
    • « Ça vous tente vraiment d'y aller. » → « Ça vous tente-tu vraiment d’y aller? »

    Envers une personne que l'on ne connaît pas, on utilise plutôt la forme générale afin d'éviter de paraître familier. Exemples :
    • « Est-ce que vous y allez? » ou « Y allez-vous? »

  • « pis »
    Dans la langue parlée, le « pis » (dérivé de « puis ») remplace généralement le « et ».
    • « J'm'en vas à Montréal avec Martin pis Julie. »
    • « On est allé faire un tour pis boire un verre. »
    • « Pis, ça as-tu bien été aujourd'hui à la job? »
    • « Pis, comment ça se passe entre toi pis elle? »

  • « là »
    Comme en français métropolitain, l'utilisation du « là » ponctue très souvent la fin de phrase ou s'ajoute après un mot dans la langue parlée, voire les deux à la fois. De plus, le « là » peut parfois être doublé dans le langage populaire.
    • « J'l'adore cette place-là, moé. »
    • « Moi là, ton char, là, j'l'aurais pas acheté. »
    • « Est bin cute c'te fille-là. »
    • « C'est quoi c't'affaire-là? »
    • « Heille! Là là! Arrête là! »

  • Les sacres (synonyme de jurons au Québec) « frustration »
    • « Tabarnak de calice ! »
    • « Osti d'calice ! »
    • « Criss de tabarnak ! »
    • « Siboire de tabarnak ! »
    • « Calice de tabarnak ! »
    • « Osti de tabarnak ! »
    Les sacres (synonyme de jurons au Québec) font partie intégrante du lexique du français québécois parlé. Véritables témoignages de l'héritage religieux du Québec, ils sont pour la plupart tirés de termes ayant trait à la religion catholique. En effet, l'Église catholique a joui jusqu'à la Révolution tranquille d'une influence considérable dans la société québécoise. D'aucuns estiment d'ailleurs que les sacres ont constitué, en partie du moins, un exutoire vis-à-vis du contrôle exercé dans toutes les sphères de la société québécoise par l'élite ecclésiastique de l'époque.
    La plupart du temps, les sacres sont utilisés comme interjections pour souligner l'intensité d'une émotion, généralement la colère ou la stupéfaction. Certains les utilisent également pour faire état d'une grande diversité d'émotions comme la peur, l'envie ou même la reconnaissance. Un ouvrier qui s'assène accidentellement un coup de marteau sur un doigt ou un programmeur qui efface par inadvertance une journée de travail d'un simple clic termineront généralement l'expression orale de leur douleur par un juron bien senti, du genre : « hostie de calice ! »
    Toutefois, le sacre n'est pas seulement composé d'interjections dans la langue populaire québécoise. Le sacre se fait aussi substantif (« p'tit crisse, le tabarnak »), qualificatif (« crisse que je t'aime » ; « Une viarge de belle fille » ; « une calvaire de grosse montagne» ; « un câlisse de bon vin »), verbe (« j'ai crissé ma job là » ; « j'vais t'en crisser une ») ou même adverbe (« c'est crissement beau! »). La nature polymorphique du sacre permet en outre de générer des suites de sacres qui ont un sens grammatical et syntaxique, comme on bâtirait une phrase normale.
    On considère généralement les sacres comme une expression vulgaire de la langue, voire un défaut de langage. Pour atténuer leur impact, on a parfois recours à des euphémismes comme, par exemple, "tabarouette" en lieu et place de « tabarnak ». Les sacres sont aussi utilisés dans le français acadien, mais plus rarement et avec des variantes régionales.
    Concrètement, plusieurs de ces jurons font référence à la profanation d'hosties, de tabernacles et de calices.
    Prononcer un juron avait autrefois la valeur symbolique de déclarer son apostasie en rejetant l'Église. Toutefois, il s'est répandu dans toutes les couches de la population, même les classes plus instruites et parfois même dans le clergé


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur

Publicité






MessagePosté le: Dim 29 Jan 2012, 17:45    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut

Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    L'empire du Québec Index du Forum -> La toile -> Québec Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
L'empire du Québec © theme by Manix 2012, based on:
onyx © theme by larme d'ange 2006
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com